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JEUDI 3 MAI
6 mois après avoir réservé les billets sur un coup de tête (à 375$, tout inclus, y compris les bagages de cabine, impossible de résister!), après avoir préparé un roadbook volumineux, après s'être cassé la tête sur le défi de faire tenir dans une valise de cabine tout ce dont nous aurons besoin (oups, ma sacoche/sac à dos ressemble définitivement plus à un – gros – sac à dos qu’à une sacoche), le grand jour est arrivé et nous quittons la maison à 10 h 00, avec un arrêt à Laval pour ramasser Élise qui part ce soir aussi, pour Paris.
Arrivée à Dorval,
pardon, Trudeau, à 4h15, on fait la file pour les bagages en essayant de
convaincre mon sac à dos/sacoche de rétrécir.
Il ne veut rien savoir et le stress monte en voyant le sérieux avec
lequel les employés de Wow vérifient la grosseur des sacs dont plusieurs ne
passent pas le test.
Au comptoir, l’employé regarde d’un œil suspicieux nos passeports, nous demande ce qu’on a comme bagages « deux bagages de cabine ». On les expose devant lui, il les examine, l’air soucieux, pointe ma valise et me somme d’aller la rentrer dans le gabarit. Pas à la verticale (une fille s’essaie). À l’horizontale, c’est plus difficile mais, en forçant un peu, ça rentre. Ouf. Il nous donne notre carte d’embarquement, je recule du comptoir en faisant bien attention de ne pas lui montrer mon sac à dos de près et nous filons presqu’en courant le plus loin possible, en faisant un détour et en priant qu’il ne réalise pas qu’il vient de se faire berner.
Au comptoir, l’employé regarde d’un œil suspicieux nos passeports, nous demande ce qu’on a comme bagages « deux bagages de cabine ». On les expose devant lui, il les examine, l’air soucieux, pointe ma valise et me somme d’aller la rentrer dans le gabarit. Pas à la verticale (une fille s’essaie). À l’horizontale, c’est plus difficile mais, en forçant un peu, ça rentre. Ouf. Il nous donne notre carte d’embarquement, je recule du comptoir en faisant bien attention de ne pas lui montrer mon sac à dos de près et nous filons presqu’en courant le plus loin possible, en faisant un détour et en priant qu’il ne réalise pas qu’il vient de se faire berner.
On s’installe avec Élise dans les fauteuils près de la porte d’embarquement.
Élise dans la navette du stationnement Deux valises de cabine, 2 "sacoches", plein de couches de vêtements pis quelques accessoires cachés, on est prêts! |
2 heures plus tard, l’embarquement est
annoncé, bisous à Élise, on ramasse notre stock, en cachant un peu les sacs de
trop. Je teste mon pauvre islandais en
disant « Gott Skeult » à l’hôtesse à l’entrée. Miracle, elle
comprend!! Et est toute contente de me
répondre et me fait de grands sourires en me posant des questions sur notre
voyage. Trop cool 😊
Il est 21 h 12, heure du Québec, nous arriverons dans 4h40 à
4h40, heure de Reykjavik, donc 00h40, heure de Montréal. Oooh que la journée va être longue
demain!
VENDREDI 4 MAI
VENDREDI 4 MAI
Comme prévu, nous n’avons pas dormi, évidemment, malgré un vol relativement calme et sans histoires. Nous arrivons à minuit 40 à l’aéroport de Reykjavik après être passés au-dessus du Groënland, à peine visible.
La piste d'atterrissage |
Il est 4h40, heure islandaise, et le guide de notre Happy Camper ne vient nous chercher que vers 8h15. Nous médisons sur les gens, allons nous chercher cafés et genre de viennoiseries sucrées, visitons le Duty Free. Je pratique mon islandais médiocre qui a au moins l’avantage de faire rire les vendeurs. Vinsamlégats = s’il vous plait. Que je dis à la vitesse d’une tortue. Vim…heu…Sam…Heu…légats!
Le guide arrive, nous amène au bureau. Nous remplissons les formalités, craquons pour les assurances complètes qui nous rajoutent un beau 400 euros sur la facture, louons deux chaises (qui, au vu de la température , ne nous serviront probablement jamais) et un sac de couchage supplémentaire (qui, lui, sera très utile). Dehors, c’est la tempête avec des bourrasques de vent qui dépassent les 100 km/h.
Nous nous demandons bien dans quelle galère nous nous sommes fourrés!! Le loueur a pitié de nous et nous rajoute un sac de couchage gratuitement.
Le motorisé est petit, mais mignon et pratique (enfin, si on aime se piler dessus). Nous attendons que la neige cesse et nous partons vers l’épicerie. Bonus est fermé, Kronan est ouvert, lets go pour Kronan. Iiii qu’on se sent niaiseux et incompétents. Nous ne reconnaissons aucun aliment (sauf les fruits et légumes) et quelques classiques. On achète un peu à l'aveuglette et on se retrouve donc avec du pain sucré et du fromage vegan (beurk). Le saumon fumé coûte environ 35-40 $ pour 200g, sauf une sorte qui coûte 8$ (on n'a jamais osé l'acheter). Certains aliments sont indécemment chers (on oublie la viande), seul l’agneau est abordable et c’est ce que nous mangerons ce soir. On se rabat donc sur des saucisses + pains à hotdogs, des charcuteries, du poulet cuit en lanières, des patates (déjà cuites, 7500 isk), du brocoli (2500 isk), des condiments pour les sandwichs, du pain noir spécialité islandaise, du pain français, des croissants pour déjeuner, du fromage, pas trop cher (mais vegan, comme nous le découvrirons plus tard, beurk).
Nous découvrons assez
rapidement la mer où les vagues semblent déchaînées. Nous décidons de nous en rapprocher et
quittons la route principale pour entrer dans le tout petit village de Hafnir d’une vingtaine
de maisons (le seul d’ailleurs que nous verrons jusqu’à Grindavik). Nous stationnons près de l’eau et nous allons
voir les vagues en question. Le vent est
démentiel et les vagues sont incroyables. C’est notre première vision de la
nature sauvage de cette île incroyablement inhospitalière…
Direction ensuite vers la péninsule de Reykjanes. La route est enneigée et nous ne roulons pas
trop vite.
La péninsule de Reykjanes - À part le hameau de Hafnir et la petite ville de Grindavik, il n'y a aucune habitation et la péninsule est inhabitable, la majeure partie étant composée de rochers. |
Nous confirmons
cette première impression en continuant notre route le long de la pointe de la
péninsule. Tout le paysage est
désertique, pierreux, couvert de champs de lave. Aucune maison, aucune vie. On va découvrir le "Pont entre les deux continents", où les plaques eurasiennes et américaines se sont séparées. Le paysage est typique du reste de la péninsule...
Nous arrêtons ensuite au bout de la pointe pour
admirer le phare de Reykjanesviti, le plus vieux d'Islande. Le vent est toujours aussi fort et la mer très agitée.
De l’autre côté, nous explorons nos premières sources d’eau chaude, les Gunnhuver Hot Springs. Miam, l’odeur d’œufs pourris!
Le paysage un peu avant d'arriver au village de pêche de Grindavik |
Nous arrivons à Grindavik, premier « vrai »
village depuis notre départ de l’aéroport et nous nous arrêtons devant un café
pour prendre notre diner (sandwichs, comme tous les futurs diners de notre
séjour. Ceux-là sont au poulet grillé,
pas si pire, avec du pain français).
Nous
allons ensuite prendre un café au petit café Bryggjan que j’avais inscrit au
programme. Il est tout petit,
sympathique, plus de touristes que d’islandais (comme partout en Islande). En Islande, les cafés se détaillent de 500 à
700 isk, 5 à 7 $ US (et ils ne sont pas tous bons.
D’ailleurs, à part celui-là, le meilleur café que nous goûterons sera
celui de Happy Camper, à notre remise de la van).
Nous
continuons ensuite notre route vers la réserve naturelle de
Reykjanesfolkvangur. Premier arrêt au
bord d’un beau lac en retrait de la route pour faire une petite sieste. Après tout, nous n’avons pas dormi depuis
plus de 24 heures! Nous testons la vie à
deux dans un petit espace, oups, vraiment pas évident! Mais quel beau paysage! L'adrénaline est trop présente pour que je puisse dormir mais cela fait du bien quand même...
LUNDI 7 MAI
MARDI 8 MAI
Une autre journée maussade à l'horizon... On s'habitue.
Vers 20h45, nous décidons d’aller à la recherche de sources chaudes dont j’ai entendu parler et qui semblent féériques.
Mon téléphone boude (le climat islandais ne lui réussit vraiment pas, il va retrouver toute sa vigueur dès son retour en sol québécois) mais j’ai eu le temps de noter les infos de Google Map : 7.1 km vers le nord, 2.3 km sur un chemin de terre. Nous passons 7 km, rien, 8, rien, arrivés à 14 km, je décide de réessayer de convaincre mon téléphone de fonctionner. Après 4 essais, ça fonctionne et il nous renvoie 7 km en arrière. Pourtant nous n’avons rien vu!
Nous découvrons que l’entrée du chemin réfère à un nom que nous pensions être celui du propriétaire du terrain mais nous y entrons quand même. Il est moins cahoteux que beaucoup d’autres que nous avons pris. Plusieurs véhicules motorisés sont déjà là, zut, aussi nous lisons en attendant que l’un des deux bains chauds se libèrent. 30 minutes après, c’est notre tour! Passage d’une rivière très froide, puis belle baignade relaxante.
La vidéo ci-dessous est particulièrement nulle mais elle donne une idée de la longueur des journées (je n'ose pas dire "l'ensoleillement") à cette époque de l'année. Pas génial pour les aurores boréales mais tellement agréable!!
Nous quittons un peu à regret ce petit coin sympathique pour amorcer ce qui annonce la fin de notre voyage : le retour à Reykjavik où nous coucherons ce soir. Re-tunnel, re-montagnes...
![]() |
Photo prise sur TripAdvisor |
Heureusement, nous développerons assez vite un plan de match
pour ces moments-là : Jacques s’occupe de faire ou défaire le lit, tout
seul dans la partie arrière de la van, alors que Fabienne se recroqueville sur
le siège de passager et gère les bagages et la literie qui lui sont garrochés
de l’arrière. Le matin, Fabienne prend
son temps pour aller aux toilettes pendant que Jacques s’occupe de remballer le
tout.
Sieste plus ou moins efficace. Nous repartons après 30 minutes alors que
plusieurs autos ont découvert notre cachette et viennent voir pourquoi nous
sommes stationnés là.
D’ailleurs, c’est
quelque chose que nous découvrirons rapidement : rien de plus attirant
pour un touriste que de voir d’autres touristes stationnés quelque part. Vite, il faut aller voir pourquoi ils se sont
arrêtés, qu’est-ce qu’ils ont vu qu’on n’a pas vu? Et avec notre van rouge clairement identifiée
« touristes à bord », nous ne risquons pas de passer inaperçus.
Une fois la sieste terminée, nous reprenons la route vers la
station géothermale de Krisuvik et Seltun, dans la montagne, beaucoup plus
jolie que la précédente. Le sentier est
très agréable et seule la fatigue nous empêche de le suivre jusqu’en haut de la
montagne (trop haute au goût de Jacques).
Mais nous sommes bien impressionnés par les nombreuses fumerolles et les
gargouillements sonores qui nous entourent!
On longe ensuite le lac Kleifartvan, le paysage est
magnifique mais toujours désertique, les arbres sont rarissimes en
Islande! Aucune maison non plus et peu
d’autos. On se sent vraiment loin de la
civilisation!
Depuis notre départ de l’aéroport, plusieurs bordées de
neige nous sont tombées dessus, suivies ensuite d’un ciel éclatant. Nous commençons à comprendre le principe de
la météo en Islande!
Nous y revenons finalement (à la civilisation) et nous
longeons Reykjavik en direction du camping qui nous accueillera pour notre
première nuit : Moskogar. Nous
avons un peu de difficulté à le trouver même si nous sommes sur le bon
chemin. D’ailleurs, rien n’est très bien
indiqué en Islande, y compris les attractions, même les plus touristiques… Ce
n’est pas plus mal dans un sens car on n’y trouve pas les immenses panneaux publicitaires
le long des autoroutes comme en Amérique du Nord, qui vantent les attractions
du coin, les hôtels, etc. Non, juste de petits panneaux que l’on risque
de manquer si on cligne des yeux au mauvais moment. Et le truc de regarder si on voit des
autos/vans de touristes stationnés quelque part.
Bref, nous finissons par demander à quelqu’un où est le
camping, il nous indique l’endroit. Nous
stationnons dans un petit stationnement, encore un peu perdus et
incertains. Nous savons que nous sommes au
bon endroit, la cabane qui abrite le bureau est là, la porte est ouverte mais
il n’y a personne. Jacques retrouve le
monsieur qui se révèle être le propriétaire et qui nous dit que nous pouvons
rester dans le stationnement pour la nuit et nous réchauffer dans la cabane si
nous le désirons. Nous restons donc
là. Lecture, souper (côtelettes d’agneau
et patates pré-cuites, délicieux!), petite promenade dans les alentours (fermes
avec chevaux) et dodo vers 19h30 (oui, on est crevés et on s’endort comme des
souches).
SAMEDI 5 MAI
Réveil vers 6 h 30…sous la neige. Eh oui, quelques centimètres sont tombés cette nuit et recouvrent le sol et les arbres d’une jolie couche blanche.
Il est environ 4h30.
Notre dernière étape est le Secret Lagoon, à Fludir, un lagon beaucoup
moins touristique que le Blue Lagoon (et beaucoup moins cher aussi). Il neige lorsque nous y arrivons, c’est un
peu surnaturel de voir tout le monde se baigner sous la neige, dans de l’eau
qui fume. L’endroit est très bien
organisé mais reste à échelle humaine et, à cette heure, moins fréquenté que
durant le reste de la journée. Direction
la douche, il faut se laver comme il faut avant, on grelotte quelques secondes
dehors avant de sauter dans l’eau bien chaude, et même un peu trop chaude à
quelques endroits.
C’est super agréable et relaxant et nous y restons une bonne heure avant de repartir vers Hella où nous passerons la nuit. Nous avons un peu de mal à trouver le camping (et les cartes n'aident pas!).
Nous redescendons ensuite
le long de la montagne, sur un chemin très escarpé et assez abrupt, vers le
centre d’accueil. Depuis la cascade,
nous n’aurons vu que 3 randonneurs qui nous dépassent pendant la descente.
SAMEDI 5 MAI
Réveil vers 6 h 30…sous la neige. Eh oui, quelques centimètres sont tombés cette nuit et recouvrent le sol et les arbres d’une jolie couche blanche.
Heu...Pas de douche (extérieure!) ce matin |
Pour la 15ème fois de 1346 fois, Jacques marmonne
« Mais c’est quoi ce pays? », on s’habille chaudement, on déjeune
(croissants) et on repart pour l’aventure.
La vue en sortant du camping |
Étonnamment, malgré le grand nombre de touristes, les routes sont souvent désertes ou peu passantes. Probablement parce que les touristes utilisent beaucoup les autobus. |
Direction, le parc naturel de Pingvellir où ont été tournées
plusieurs scènes de Game of Thrones. La
route est très enneigée, le paysage très blanc, c’est vraiment déroutant.
Nous découvrons le parc de Pingvellir …en
même temps que des centaines d’autres touristes (beurk) qui marchent à la queue
leu leu sur le chemin asphalté entre les rochers. C’est magnifique mais cela
gâche un peu la vue.
![]() |
Game of Thrones au même endroit - Photo HBO |
On voit nos
premières oies (aussi nombreuses que nos outardes ici, dans les champs) et d’autres oiseaux peu sauvages (il faut presque faire
attention de ne pas marcher dessus parfois!).
Un joli pluvier doré
Après environ 1h00-1h30 de marche, nous décidons de repartir sans voir
la chute de l’endroit car nous avons une journée assez chargée et nous allons,
entre autres, voir plusieurs autres chutes, plus spectaculaires.
Bon, il nous faut maintenant trouver la cascade de
Bruarfoss, bien cachée et secrète, d’après les internautes qui l’ont cherchée,
trouvée et admirée.
J’ai imprimé toutes
les informations que j’ai pu trouver qui décrivent le chemin et, yes, je
reconnais la description sur une de mes pages imprimées. Nous tournons à gauche dans un lotissement de
chalets, sur une route en terre peu entretenue mais pas « F » (route interdite aux véhicules réguliers),
annoncée par un panneau « propriété privée, interdiction de passer »
que nous ignorons royalement, ainsi que les 2-3 véhicules qui nous suivent
(effet « oh, des touristes, où vont-ils ?
On va les suivre! »). Jacques
veut les laisser nous dépasser, je le lui déconseille car je sais que, au bout,
le stationnement est très réduit et qu’il est préférable que nous ayons le
premier choix!
Nous continuons quelques
kilomètres cahoteux sur la route, Jacques doute un peu de mon idée mais nous
aboutissons finalement à l’endroit qui indique la fin de la route et le début
de la randonnée. Nous trouvons de peine
et de misère un stationnement, encore plus difficile pour les autres, dont un
ou deux abandonneront et feront demi-tour.
Nous marchons vers les chutes en
suivant les traces d’autres qui l’ont fait avant nous (heureusement, car la
clôture de barbelés est infranchissable, sauf à un endroit).
Nous suivons le chemin, guidés par les traces de pas et le bruit des chutes et nous arrivons à ces fameuses chutes.
D’après les photos, je m’attends à des chutes
majestueuse, oups, surprise et déception, elles sont très belles, oui, et
conformes aux photos, mais pas à l’échelle prévue 😊 L’eau est d’un bleu incroyable, encore une
chose que Jacques devra vérifier sur Internet !
Le site est beau, mais les rénovations qui
s’annoncent autour font craindre qu’il perde de son charme naturel au détriment
de structures touristiques envahissantes.
Ce serait bien dommage!
Direction ensuite Geysir, toujours accompagnés par une météo
bizarre (bordées de neige – soleil). Encore un million de touristes mais nous
ne nous lassons pas de regarder le geyser jaillir, en moyenne aux 8 minutes, et
même deux fois de suite. Encore une
giclée de grésil qui pince si on est dans le mauvais sens du vent. Nous profitons du stationnement désert du camping à côté de Geysir pour savourer nos éternels sandwichs du midi...
Jacques teste la température de l'eau - Heureusement, elle n'est pas bouillante! |
Le ruisseau qui longe la route |
Le Strokkur, geyser le plus actif d'Islande |
On continue la route très touristique du Golden Circle et
nous arrivons à Gulfoss, une des chutes les plus connues et les plus
impressionnantes du sud.
Je ne suis pas
impressionnée par le défilé de gens qui se dirige vers les parties haute et
basse de la chute et nous décidons d’aller prendre un café dans le restaurant
en espérant que la température (grésil) s’améliore et que le flot de touristes
diminue.
Nous attendons une trentaine de
minutes en sirotant notre café et en allant un peu sur Internet (toujours lent
et pénible), il y a toujours autant de gens et cela semble encore pire quand
nous nous décidons à y aller puisqu’un autre autobus vient de débarquer sa
cargaison et c’est la foule.
Nous allons
d’abord vers la partie basse de la chute.
Le grésil se met de la partie, la brume, c’est vraiment moche. Nous marchons le plus loin possible vers la
chute mais nous croisons les gens qui en reviennent et ils sont trempés. Nous ne sommes pas équipés pour la douche aussi
nous ne rendons pas jusqu’au bout.
Nous
découvrons en remontant en haut que le grésil et le vent ont fait fuir les
touristes et que nous sommes presque seuls sur la partie du haut. Nous avons même droit à quelques minutes
juste à nous sur la pointe des rochers au-dessus des chutes et au soleil qui
revient juste à temps pour prendre de belles photos (du coup, on retourne en
bas pour reprendre des photos!).
Les chutes en bas sous la neige, visibilité poche |
Avant, sous la neige, vue d'en haut |
Difficile de croire qu'il y avait foule et qu'il neigeait à plein ciel, il y a quelques minutes! |
|
Une des serres, très populaire en Islande pour avoir quelques fruits et légumes frais (y compris des bananes, paraît-il!) |
Promenade autour du lagon, où bouillonnent les sources qui alimentent la piscine |
C’est super agréable et relaxant et nous y restons une bonne heure avant de repartir vers Hella où nous passerons la nuit. Nous avons un peu de mal à trouver le camping (et les cartes n'aident pas!).
...mais nous aboutissons finalement dans un endroit où se trouvent
plusieurs chalets et deux grands terrains pour accueillir les campeurs (dont un
malheureux cycliste en tente qui a dû passer une journée exécrable
sous la neige, le grésil et le vent!).
Les campings ont peu de facilités et de services, comparativement au Québec, mais ils offrent presque tous une cuisine communautaire (la plupart du temps chauffée - pas celle-ci!), très pratique pour faire la cuisine, laver la vaisselle et...socialiser.
Nous nous installons dans le champ, soupons, et nous allons nous
promener le long de la rivière qui borde le camping.
Le camping et la rivière vus du ciel |
Au retour, nous sommes surpris de voir qu’il
est 22 h passées et qu’il fait encore clair comme en plein jour! Nous ne verrons d’ailleurs jamais la nuit
pendant nos vacances, même en nous réveillant à 4 heures du matin! Alors, on oublie les aurores boréales…
DIMANCHE 6 MAI
Changement de programme aujourd’hui : comme c’est la
dernière journée où de la neige est annoncée et que les prochains jours
s’annoncent très pluvieux (beurk), nous décidons d’aller tout de suite jusqu’à
Skaftafell où nous voulons faire une randonnée dans la montagne de 7 à 17 km
selon les possibilités. Ce sera beaucoup
plus agréable sous la neige que sous la pluie!!
Longue journée de route, sur
une route peu intéressante, surtout une fois passée les chutes que nous retournerons
voir au retour, Skogafoss, Seljalandfoss, etc.
Ce ne sont que champs de lave tout le long, mais les montagnes sont
belles et impressionnantes.
Le temps continue à fluctuer de très laid à beau... |
Le joli village de Vik
Plaine de Mýrdalssandur, 30 à 40 km de désert de cendres volcaniques et de champs de lave, surréaliste!
|
Les champs de lave qui couvrent une bonne partie de l'île |
On change de paysage, signe que l'on approche de Skaftafell et des glaciers de cette région
Morceau d'un pont emporté par une crue soudaine en 1996 |
Encore une
fois, nous sommes surpris de l’aridité du paysage et du peu d’habitations. De plus, celles-ci sont souvent situées au
pied des montagnes qui semblent toujours un peu instables. Beaucoup de cascades.
Cela nous prend environ 2 h 30, 3 h 00 à
arriver au camping de Skaftafell. Nous
nous stationnons, il y a beaucoup de monde mais c’est moins surchargé que dans
le Golden Circle. Nous nous enregistrons
pour le camping et nous nous préparons pour la randonnée. Nous ne pourrons faire celle de 16 km car
elle est fermée, le chemin étant trop boueux et inaccessible. Nous commencerons donc par nous rendre à la
cascade Svartifoss, comme la plupart des randonneurs. La montée est rude, la
météo toujours chancelante (neige, grésil, soleil) mais c’est agréable et le
paysage est superbe.
La montée vers la chute de Svartifoss |
Chute de Hundafoss |
Chute de Svartifoss, plus loin |
Nous arrivons à la
cascade de Svartifoss et il nous faut alors décider si nous prendrons le petit sentier vers
la droite où si nous suivrons tout le monde vers la gauche, en allant d’abord
jusqu’aux chutes, pour redescendre ensuite de l’autre côté.
Pour l’avoir enregistré dans mon gps de
randonnée, je sais que le sentier vers la droite (vers Sjonarnipa) est classé difficile (bon, ok,
c’est écrit aussi sur la pancarte) et que nous nous engageons dans une
randonnée plus longue (7 km en tout, au lieu de 2.5). Jacques est partant, alors on y va!!
Le sentier (on voit une partie du glacier à droite. Cliquez ici pour télécharger le fichier GPS. |
Le début du sentier à partir de Svartifoss jusqu'à Snonarnipa
Quelle bonne décision, ce sera un de mes coups de cœur du
voyage. Le sentier est étroit, comparé à
l’autre qui était très large, beaucoup plus sauvage mais moins escarpé.
Sexy mama, c'est moi...
Nous arrivons assez rapidement dans de la
neige et, alors que nous sommes sur un sommet enneigé, nous voyons que
l’horizon est noir derrière nous et le vent se lève brusquement.
Oups.
La neige nous rattrape rapidement
(gros grésil), heureusement, nous lui tournons le dos, ce qui rend la marche
beaucoup plus facile que si nous avions le vent dans le visage.
Nous arrivons au bord de la montagne, au-dessus du glacier
et nous nous asseyons un peu, le temps que la tempête passe. C’est magnifique, il n’y a personne, juste
cette immensité de neige, j’adore! Comme
prévu, la tempête finit par passer et nous voyons de mieux en mieux le glacier
en contrebas.
Il est temps de redescendre, snif!
Après deux jours de voyage, nous avons appris à profiter des
longues journées. Il est 16 h mais, comme
il fait jour jusqu’à 22 heures facilement, cela nous laisse encore de longues
heures pour explorer. Nous repartons
donc à l’aventure...
Premier arrêt : le lac aux icebergs de FJALLSÁRLÓN . La route, itinéraire "secret", en-dehors du circuit touristique, qui devait être carrossable ne l’est pas pour nous et nous devons stationner au début de la route et marcher un bon 2 kilomètres ensuite. Nous passons beaucoup de temps au bord du lagon, c’est sauvage, c’est beau, il n’y a presque personne, sauf quelques conducteurs de 4 x 4 qui ont réussi à prendre le chemin jusqu’au bout (dont des québécois). On joue encore à "Y fait beau - Y fait pas beau".
Premier arrêt : le lac aux icebergs de FJALLSÁRLÓN . La route, itinéraire "secret", en-dehors du circuit touristique, qui devait être carrossable ne l’est pas pour nous et nous devons stationner au début de la route et marcher un bon 2 kilomètres ensuite. Nous passons beaucoup de temps au bord du lagon, c’est sauvage, c’est beau, il n’y a presque personne, sauf quelques conducteurs de 4 x 4 qui ont réussi à prendre le chemin jusqu’au bout (dont des québécois). On joue encore à "Y fait beau - Y fait pas beau".
Bernaches nonettes (ça fait changement de nos bernaches!)
< On se dirige ensuite vers le lagon de Jokulsarlon, avec icebergs aussi,
beaucoup plus impressionnant mais beaucoup plus touristique. Sauf que, à l’heure où nous arrivons, tout le
monde est pas mal parti et nous pouvons profiter tranquillement du lagon (et de
ses nombreux phoques!) après avoir soupé dans la van.
Puis on sort s'extasier...
Des eiders à duvet, mâles et femelles
Nous allons ensuite voir la « plage de
diamants » de l’autre côté de la rue, qui longe l’océan. Surprise, au bord du chemin, on aperçoit…des
rennes! Wow, capotant! Ils sont un peu peureux aussi nous
n’approchons pas trop pour ne pas les faire fuir mais nous pouvons les observer
longuement, c’est fascinant!
Nous
découvrons rapidement que la plage de diamants est appelée ainsi car, au bord
de la mer, se dressent plein de sculptures de glace de toutes les formes et de
toutes les grandeurs (rarement plus qu’un pied de haut) qui parsèment le bord
et ont de diamants déposés par la mer.
C’est de toute beauté.
Retour ensuite au camping,
lecture et dodo vers 23 h 00 (notre heure habituelle maintenant et pour le
reste du séjour).
LUNDI 7 MAI
Le temps est à la pluie et le restera toute la
journée. On préférait la neige,
franchement.
Nous décidons d’aller voir une
ancienne ferme dans la montagne, ;aux habitations typiques des années 1850. Il n'y a personne et nous pouvons visiter à loisir. Nous squattons un ancien poulailler pour nous protéger d'une averse soudaine.
Un lagopède alpin islandais femelle (ou perdrix des neiges)
Et le mâle (oui, je sais, pas juste!)
Le poulailler
On redescend
Point de vue différent de la chute Hundafoss
Nous repartons ensuite vers l’ouest pour découvrir le glacier Svinafellsjokull près du camping, encore une fois au bout d'une route de gravier, mal entretenue, sur
laquelle nous conduisons le plus loin possible avant d’abandonner devant un
passage particulièrement inhospitalier de roches pointues. D’ailleurs, plusieurs conducteurs suivront
notre exemple et stationneront derrière nous, sauf bien sûr les 4x4
increvables!
On roule très très très lentement!
On ne peut accéder au
glacier mais on comprend très bien en en voyant le bout comment les icebergs se
forment puisque la glace est fendue et prête à céder à de nombreux
endroits.
Y'est tout cassé le pauvre...
Ben oui, une autre scène de Game of Thrones a été filmé à cet endroit!
Retour vers l'auto là-bas là-bas...
On rebrousse chemin en direction de Vik avec arrêts en chemin.

Il pleut sans arrêt et, arrivés à Vik, nous visitons la plage de sable noir. Le sable est vraiment noir, très fin ou couvert de jolis galets ronds tout aussi noirs.
Nous reprenons l'auto ensuite pour aller explorer le Cap Dyrholaey, une péninsule abritant une réserve naturelle où se retrouvent au printemps des milliers d'oiseaux de plusieurs sortes, dont les jolis macareux. La réserve est d'ailleurs fermée pendant 6 semaines pour leur nidification mais nous sommes chanceux, elle ne ferme que...demain! Longue promenade sous une pluie froide le long des falaises
jusqu’au phare. Magnifique avec ses
rochers percés!
Il y a des chutes PARTOUT!
De nombreuses fermes abritent encore des maisons d'herbe traditionnelles islandaises
Une chute rouillée...
Le plus long pont à une voie du sud de l'Islande (les seuls qui respectent la priorité sont les touristes,
les islandais jouent à "Chicken" - et on les laisse gagner).
Une autre chute rouillée...
Un champ de lave parmi tant d'autres
Il pleut sans arrêt et, arrivés à Vik, nous visitons la plage de sable noir. Le sable est vraiment noir, très fin ou couvert de jolis galets ronds tout aussi noirs.
En arrivant au bout de la péninsule, on visite la pointe
Beau point de vue! Le phare que l'on veut aller voir est de l'autre côté de la falaise, il faudra donc marcher quelques kilomètres le long de la côte en haut, accompagnés de la pluie et du sempiternel vent, particulièrement ébouriffant encore une fois...
Pas de macareux à l'horizon mais les falaises qui cachent le village de Vik.
Eh oui...Le vent!
On a monté...
...et on monte encore.
Pas un mais DEUX rochers percés! Ce qui est blanc, ce sont soit des oiseaux soit leurs fientes... Il y a beaucoup des deux.
La vue serait encore plus belle sans la grisaille
Près du phare, la vue de l'autre côté, une immensité de sable noir...
Les élucubrations de Jacques
Sans commentaires...
Un dernier arrêt avant le camping aux chutes de Skogafoss (tout ce qui finit par "foss" = chutes - Il y a beaucoup de "foss"). Comme on est déjà pas mal trempés, une douche de plus ou de moins ne change pas grand chose!
Nous arrivons finalement
au camping de Hamragardar, très bien, notre vue est fabuleuse (3 chutes
en avant, 2 sur le côté).
Et, de l'autre côté, d'autres maisons traditionnelles typiques
Nous nous
séchons un peu et nous installons notre corde à linge sophistiquée pour faire sécher nos gants, tuques, etc.
Puis, nous soupons et nous retournons visiter les chutes avant de
réaliser qu’il est déjà 22 h 15, et qu’il fait jour! Gros avantage : nous avons le site à nous tous seuls ou presque! Nous allons même nous promener derrière la chute principale, tant qu’à être mouillés autant que ça vaille la peine!
MARDI 8 MAI
Une autre journée maussade à l'horizon... On s'habitue.
Nous avions réservé le ferry de 9h45 pour aller visiter les iles de Veistman ce matin mais, déception, à cause du mauvais temps (vents forts et pluie), le ferry est annulé. Bon, on applique le plan B : nous irons visiter la péninsule de Snaefellsnes au nord-ouest de Reykjavik pour les deux prochains jours.
Comme nous ne sommes pas pressés, nous retournons au camping où nous étions pour visiter de nouveau les chutes et refaire notre circuit derrière la chute principale, avec appareil-photo cette fois. Évidemment, il y a plus de touristes, même si c'est sûrement moins achalandé qu'en après-midi et beaucoup moins qu'en été (je n'ose même pas imaginer).
On traverse les ruines d'une ancienne habitation
C'est moi, oui oui!
En route, nous avons plus de 200 km à faire
et les kilomètres islandais sont plus longs que les canadiens! Pendant que nous roulons, je cherche un
camping ouvert et agréable (tant qu’à faire!) qui pourra nous accueillir ce
soir et je trouve le camping Snorrastadir près de la mer, d’un volcan et de sources d’eau
chaude en pleine nature, avec chevaux et moutons. Pas pire!
Ce sera d’ailleurs un des plus beaux campings du voyage.
Les paysages magnifiques se succèdent les uns après les
autres, je ne me lasse pas de les regarder.
On voit régulièrement ces vapeurs qui indiquent des sources d'eau chaude
Le tunnel du Hvalfjörður de 6 kilomètres de long, qui relie Reykjavik et les parties nord et ouest de l'île.
Nous arrivons au camping vers 14 h.
Sur le chemin privé qui mène à la ferme/camping, avec le volcan en arrière-plan
Le stationnement qui sert de camping, devant le bâtiment qui abrite la très belle cuisine communautaire
Vers 4
heures, après une bonne sieste (c’est fatiguant l’auto), nous entamons
l’excursion vers le volcan Ejdborg qui nous fait de l’œil à l’horizon. La
randonnée n’est pas trop longue, 2 km mais 3 en réalité car nous devons
contourner les trous de boue quand c’est possible et nos bottes et nos
pantalons de caoutchouc en font les frais rapidement.
En route pour un bon 6 km aller-retour!
Un petit coup d'oeil en arrière pour voir la ferme et l'océan
Très souvent utilisé pour passer au-dessus des clôtures, à la place d'une porte
Un lagopède alpin volant
Avec tous les détours pour éviter la boue (avec plus ou moins de succès), nous rajoutons pas mal de kilométrage à la distance initiale!
Fab s'amuse
Il pleut fort au début, ensuite cela
s’éclaircit et le ciel est beaucoup plus clair quand nous arrivons ENFIN au
volcan. Ascension pas mal raide, en se
tenant à une corde mais la vue est superbe et le cratère très intéressant.
Cela ne paraît pas mais je suis sur une pointe rocheuse qui s'avance au-dessus du vide, ouhhhh...
Mes nouveaux souliers (et mes pantalons) sont baptisés
Un volcan, ce n'est pas assez, allons voir le bébé volcan à côté!
On redescend pas trop vite...
...et on remonte sur le bébé volcan, encore moins vite.
De là-haut, on peut voir le camping tout là-bas duquel nous sépare 3 km de bouette. Yéé.
Nous revenons ensuite à la ferme, je lave mon pantalon en
caoutchouc, nous faisons sécher nos souliers et le reste très efficacement
grâce au chauffage du véhicule. Nous
préparons notre souper dans la cuisine communautaire (très pratique comme
système!), où nous rencontrons une jeune fille de Vancouver exhubérante et adorable qui
trouve tout « awesome » et adore parler aux gens.
Comme d'habitude, on s'étale sans vergogne...
Vers 20h45, nous décidons d’aller à la recherche de sources chaudes dont j’ai entendu parler et qui semblent féériques.
Mon téléphone boude (le climat islandais ne lui réussit vraiment pas, il va retrouver toute sa vigueur dès son retour en sol québécois) mais j’ai eu le temps de noter les infos de Google Map : 7.1 km vers le nord, 2.3 km sur un chemin de terre. Nous passons 7 km, rien, 8, rien, arrivés à 14 km, je décide de réessayer de convaincre mon téléphone de fonctionner. Après 4 essais, ça fonctionne et il nous renvoie 7 km en arrière. Pourtant nous n’avons rien vu!
Nous découvrons que l’entrée du chemin réfère à un nom que nous pensions être celui du propriétaire du terrain mais nous y entrons quand même. Il est moins cahoteux que beaucoup d’autres que nous avons pris. Plusieurs véhicules motorisés sont déjà là, zut, aussi nous lisons en attendant que l’un des deux bains chauds se libèrent. 30 minutes après, c’est notre tour! Passage d’une rivière très froide, puis belle baignade relaxante.
Notre bain nous attend, juste assez grand pour deux et au milieu de nulle part. C'est pas bioutifoul ça?
Il est environ 22 h 15
MERCREDI 9 MAI
Comme d’habitude, on se lève vers 7 h 30 (vive les cache-yeux
parce que le soleil, lui, est levé depuis très longtemps!).
On déjeune à la cuisine pour faire changement et éviter d’utiliser
le réchaud de la van qui a tendance à nous exploser entre les mains. On peut
ainsi voir les chevaux être guidés hors de l’écurie pour aller gambader dans
leurs pâturages près de la mer. De toute
beauté!
Nous partons ensuite tranquillement explorer la péninsule de
Snaefellsnes. Quelques erreurs de
parcours (que nous ne regrettons nullement, vu la beauté du paysage!)...
Nos arrêts en jaune...
Est-ce qu'on peut encore se perdre quelques kilomètres, Jacques?
Nous
effectuons notre premier arrêt à la jolie église de Budakirkja et nous
profitons des sentiers autour pour nous promener dans les champs de lave
tout autour.
Un beau pluvier doré
Nous continuons ensuite la route. Tiens, un stationnement avec plusieurs véhicules de touristes, aucune indication de ce que c'est, mais on arrête quand même. Après avoir regardé la carte, je découvre qu'il s'agit du canyon de Raudfelsgja. Il l'air très amusant à visiter... l'été. Parce qu'au printemps, ce n'est pas le cas comme on le découvre après une montée plutôt abrupte et glissante dans la neige.
Monter, à la limite, ça va...quelques pieds.
Mais la descente est plus épique (et plus drôle)
Il ne reste qu'à redescendre (sans se casser la figure...)
Nous continuons ensuite vers Arnastapi, un petit village de pêcheurs situé au pied du mont Stapafell (ou mont Pyramide) en espérant trouver une boulangerie, un dépanneur, n'importe quoi pour agrémenter notre sandwich traditionnel d'un pain un peu meilleur que le pain tranché qui nous reste. Peine perdu, il n'y a absolument rien et nous apprendrons plus tard que l'épicerie digne de ce nom la plus proche est à... 120 km. Sinon, il y a un dépanneur dans un garage à ...une cinquantaine de kilomètres. Bon. Pain tranché.
Après avoir dîné dans notre van (comme d'habitude, il n'a jamais fait assez chaud pour qu'on dîne à l'extérieur ni même pour qu'on garde les portes ou les fenêtres ouvertes. M'enfin...), nous allons marcher encore une fois le long des falaises et dans les champs de lave (oui, on devient blasés quand même). Au moins, il ne pleut pas et ce sera d'ailleurs la seule journée sans précipitation notoire pendant la semaine. Un 5 km récompensé à mi-chemin par un bon café dans un petit café à Hellar.
Le mont Pyramide (Stapafell)
Toujours super naturel...
À droite, une grotte de lave
Ouaaah, des arbres!!!
Au café avec Punky
La pêche a été bonne
Prochaine étape : Londrangar, d'autres falaises où nichent beaucoup d'oiseaux (mais toujours pas de macareux). Le vent revient en force mais le ciel reste clair.
Le coin punition
Le coin toilettes
Le coin des eiders
Un petit arrêt ensuite à un très beau centre d'informations puis nous filons vers la grotte de Vatnshellir où a lieu la visite d'une caverne de lave dans quelques minutes. Déception : la visite de 17 h est réservée aux touristes des tours guidés. Bon, tant pis, on continue.
Un peu plus loin, une série de volcans nous attirent et nous décidons de monter sur le volcan Saxholl. Le vent est de plus en plus fort et plus nous montons, plus il vente. La montée est très facile, le vent nous fait grimper deux marches à la fois sans efforts. Mais arrivés en haut, nous rions un peu jaune : nous avons du mal à tenir sur nos jambes.
La tuque de Jacques s'envole, je sens mon équilibre sérieusement menacé et la corniche est un peu trop étroite à mon goût. Je repère un poteau à une vingtaine de mètres, je m'y dirige de peine et de misère, le vent soufflant encore plus fort dans ce coin-là. J'entends Jacques qui me crie de revenir mais pas question que j'abandonne ma quête du poteau que j'ai bien l'intention de ne plus jamais lâcher!
Jacques récupère sa tuque, me rejoint avec beaucoup de difficultés et nous nous tenons les deux bien agrippés au poteau, puis l'un à l'autre pour réussir à regagner l'escalier pour redescendre. Le vent est moins fort lors de la descente mais nous avons quand même du mal à avancer! Ouf, quel soulagement d'arriver en bas en un seul morceau!
Le poteau sauveur
Un peu remis de nos émotions, nous continuons notre exploration de la péninsule. Cette fois, direction Skarðsvík, une belle plage de sable blanc (rare en Islande!) au fin fond de la péninsule de Snaefellsnes. La température ne se prête pas à la farniente sur chaise longue mais nous relaxons quand même un peu.
Il est 18 h 30. C'est notre dernière visite pour aujourd'hui, nous allons chercher un camping et nous reposer un peu de cette journée bien remplie. Nous avons décidé de coucher au camping de Olavsik, à 16 km d'ici. Nous y arrivons vers 19 h 00, après avoir passé un bon 15 minutes à le chercher.
Des munitions pour le petit déjeuner achetées au dépanneur du garage à prix fort!
Un des rares petits villages de la péninsule
Ça a l'air bien, il est bien situé, tout près de la mer, au pied de collines et de plusieurs chutes. Il y a déjà plusieurs motorisés aussi nous nous mettons à côté du dernier en ligne, pas trop collés. Il y a un bâtiment communautaire, avec une petite cuisine, déjà pas mal envahie par plusieurs campeurs. Nous cuisinerons et mangerons dans la van ce soir!
À notre grande surprise, d'autres campeurs arrivent à côté de nous et se collent littéralement sur nous pour installer leur tente.
J'essaie de me faire à l'idée, mais comme nous vivons, mangeons et dormons dans la van, je me sens envahie, surtout que les envahisseurs passent leur temps à venir chercher des trucs dans leur auto et qu'il y a un immense terrain vide autour donc aucune raison de nous tasser comme des sardines. Nous décidons donc de déménager et de nous éloigner de la meute. Aaaah, je respire!
Je sais, on est sauvages :-)
Après le souper, nous allons nous promener sur la côte mais le vent et la pluie nous découragent rapidement d'aller plus loin. Dommage, l'environnement est magnifique!
JEUDI 10 MAI
Notre réchaud nous envoyant de plus en plus souvent des flammes au visage, nous ne cuisinons plus que dans les cuisines communautaires des campings. Ce matin, trop de monde dans la cuisine, nous prendrons un café sur la route.
Nous partons donc en direction de la prochaine ville, Grundarfjörður, après avoir tourné en rond dans les quartiers autour du camping à la recherche du Café annoncé par plusieurs pancartes qui ne nous mènent nulle part.
Peu avant d'arriver à Grundarfjörður, nous apercevons les chutes de Kirkjufellsfoss en face du mont Kirkjufell. Le grand défi sera de réussir à prendre des photos qui réunissent ces deux beautés sans que l'on s'apercoive qu'une route les sépare et sans voir la vingtaine de touristes qui errent sur les lieux, dont plusieurs photographes bien installés avec leur trépied et tout leur kit.
Et voilà... Mission réussie : pas de touristes, pas de route, la chute et le mont sont réunis!
Un bateau qui se dirige vers le joli port de pêche de Grundarfjörður
C'est finalement dans cette belle petite ville que nous prendrons notre café dans un petit café très agréable près du port, le Laki Hafnarkaffi.
Nous décidons de ne pas repartir vers Reykjavik tout de suite mais plutôt de monter plus au nord, au bout d'une pointe, pour aller explorer la petite ville de Stykkishólmur. Bien nous en a pris, nous aurons un coup de coeur pour cette jolie petite ville au bout de nulle part.
Promenade sur l'ile de basalte de Súgandisey, près du port de Stykkishólmur. Il pleut, pour faire changement.
Nous quittons un peu à regret ce petit coin sympathique pour amorcer ce qui annonce la fin de notre voyage : le retour à Reykjavik où nous coucherons ce soir. Re-tunnel, re-montagnes...
Notre dernier spot bleu d'ici la fin du voyage
Nous arrivons à Reykjavik vers 15 h. Le camping ressemble plus à un stationnement mais il est très bien situé et les facilités sont les plus belles que nous avons vues du voyage. La salle à manger est grande, avec des ordinateurs disponibles et de nombreuses prises pour recharger les appareils, la cuisine est fonctionnelle et comporte plusieurs postes pour la cuisson et la vaisselle, les étagères sont remplies de produits à donner, laissés par les campeurs précédents.
Au fond, la salle à manger et la cuisine à gauche
Camping-stationnement
Nous avons le temps d'aller faire un bon tour à Reyjkavik en suivant le plan fourni par le camping qui identifie un itinéraire permettant de découvrir les principaux attraits de la ville. Nous en voyons quelques-uns avant de stationner au centre-ville et de nous promener dans les rues commerciales jusqu'à la cathédrale luthérienne Hallgrímskirkja qui nous impressionne par son dénuement, tellement différent de ce que l'on connaît en Amérique! Mais l'orgue majestueux n'en semble que plus impressionnant...
Le très bel hôtel de ville, à moitié dans l'eau
Photo tiré de ce site
Photo de Flickr (Foxteh)
Un petit lampion pour nos familles :-)
Nous revenons au camping vers 19 h et nous profitons de la cuisine communautaire pour faire cuire nos côtelettes et nos patates (troisième souper semblable cette semaine). Nous partageons même notre viande avec un voyageur qui n'a que des Ramen à manger (on a pensé à Isabelle et Samuel dont cela a été le menu principal lors de leur voyage en Europe!).
Nous, quand on mange, on ne se parle pas, on lit!
VENDREDI 11 MAI
Je suis un peu frustrée de voir un beau ciel bleu en me levant mais, heureusement, il se couvre rapidement et la pluie reprend sa place habituelle. Ce sera moins difficile de partir s'il ne fait pas beau!
Nous préparons nos valises, j'essaie de réduire la taille de mon sac à dos, sans grand succès, et nous allons faire un dernier petit tour en ville. On cherche des souvenirs mais les prix nous rebutent un peu/beaucoup. Nous attendrons à l'aéroport, le dutyfree offre des produits abordables (pour l'Islande), sans taxes, parait-il.
Nous prenons aussi notre premier repas au "restaurant", soit un hot-dog dans un stand vanté par tous les guides touristiques et les blogs dignes de ce nom : le Bæjarins Beztu Pylsur (ou "le meilleur hot-dog en ville" - traduction libre).
Heureusement que je n'avais pas vu cette photo (prise sur Internet) avant, on n'y aurait sûrement pas été!
Mais on a été chanceux, apparemment :-)
On reconnait les oignons frits, la moutarde et le ketchup mais pas la drôle de sauce verdâtre qui recouvre à profusion la saucisse et goûte bizarre. C'est bon mais je n'aurais pas attendu une heure pour en manger! Finalement, la sauce brune est un mélange de mayonnaise et de relish (merci Google). Nous mangeons dans un recoin de porte, merci la pluie.
Toute bonne chose ayant une fin, il est l'heure de partir pour Happy Camper, pour rendre la van. Après toutes nos péripéties, on pourrait penser que tout ira bien par l'autoroute mais la pluie abondante et les traces creusées par les camions dans la route rendent la conduite plus dangeureuse que tout ce que nous avons vécu jusque là. Nous sommes soulagés d'arriver à Happy Camper et nous rendons notre van, au grand dépit de Jacques qui serait bien reparti avec dans ses valises!
Remise très facile, tout est beau, on attend notre chauffeur qui nous emmènera à l'aéroport en prenant le meilleur café du voyage offert gratuitement par Happy Camper.
À l'aéroport, encore des sueurs froides en voyant que l'un des préposés au comptoir d'embarquement fait vraiment du zèle et surveille sauvagement le poids et la dimension des bagages. Gloups. Les deux autres sont beaucoup moins regardants, je croise les doigts pour ne pas tomber sur le zélé! Ouf, c'est limite mais on réussit. La préposée ne regarde même pas nos bagages et nous remet nos cartes d'embarquement sans délai.
Comme il est bientôt 17 h et que nous n'aurons rien à manger sur le vol, nous nous payons le luxe de manger un hamburger-frites à l'aéroport (36$ pour un hamburger chacun et un casseau de frites à deux). Je sais, le luxe je vous dis!
Direction ensuite le Dutyfree où je fais une razzia dans les chocolats et les bébelles souvenirs pour des prix plus abordables qu'ailleurs. Et pas de limite de poids ou de quantité!
Voyage sans histoires et cinq heures et demi plus tard nous atterrissons à Montréal et nous nous extasions sur les arbres, les feuilles, les fleurs, le vert et toutes les couleurs. Pendant au moins une dizaine de jours.
Et voilà : fin de notre voyage. Nos impressions? On est encore un peu sous le choc de ce pays si particulier, on vous en reparle!